Votre virement a été refusé par la banque du bénéficiaire et vous ne comprenez pas pourquoi ? Dans la majorité des cas, le problème est identifiable et peut être résolu rapidement en vérifiant quelques éléments clés ou en échangeant avec les deux banques. Un IBAN mal saisi, un compte clôturé ou des contrôles de sécurité expliquent la plupart des rejets. La bonne nouvelle : l’argent ne se perd pas, il revient généralement sur votre compte sous quelques jours. Cette page vous aide à comprendre les raisons possibles du refus, les délais de régularisation, vos droits et les démarches concrètes pour sécuriser vos prochains virements.
Comprendre un virement refusé par la banque du bénéficiaire
Quand un virement est refusé par la banque du bénéficiaire, l’argent ne se perd pas, mais la situation peut être source de stress. Avant toute chose, il est essentiel de distinguer un virement en attente, rejeté ou retourné, et de savoir à qui s’adresser. Cette compréhension vous permet de cibler le bon interlocuteur et d’éviter les fausses pistes.
Pourquoi un virement peut-il être rejeté par la banque destinataire ?
Plusieurs raisons expliquent un refus par la banque du bénéficiaire. Les coordonnées bancaires erronées arrivent en tête : un IBAN incomplet, mal recopié ou invalide entraîne presque systématiquement un rejet automatique. Un compte clôturé ou un bénéficiaire inconnu dans la base de données de la banque provoque le même résultat.
Au-delà des erreurs de saisie, les banques appliquent des règles de conformité strictes dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Si un virement présente des caractéristiques suspectes, la banque destinataire peut le bloquer. Un plafond dépassé côté bénéficiaire ou des contrôles de sécurité renforcés peuvent également provoquer un refus, même si toutes les informations sont exactes.
Différencier un virement rejeté, annulé, en attente ou retourné
Un virement « rejeté » par la banque du bénéficiaire n’est pas la même chose qu’un virement « en attente » de traitement ou « annulé » par l’émetteur. Dans le cas d’un refus, le montant est renvoyé à la banque émettrice, puis recrédité sur votre compte sous quelques jours.
Un virement peut rester « en attente » si la banque effectue des vérifications supplémentaires sans pour autant le refuser définitivement. Un virement « annulé » désigne une opération stoppée par vos soins avant son traitement complet. Bien identifier le statut affiché sur votre espace client vous aide à savoir si vous devez patienter, relancer ou initier un nouveau virement.
Comment savoir si la banque du bénéficiaire a vraiment refusé le virement ?
Votre banque peut parfois afficher un simple « échec » ou « opération non aboutie » sans détailler l’origine du problème. Seul un code de rejet ou une mention précise comme « compte inconnu », « compte clôturé » ou « refus du banquier » permet de confirmer que le refus vient bien de la banque destinataire.
N’hésitez pas à demander à votre conseiller un justificatif écrit ou une trace du retour de fonds. Ce document vous permettra, si besoin, d’en discuter avec le bénéficiaire et de comprendre si le problème vient de ses coordonnées, de son compte ou d’un blocage spécifique de sa banque.
Principales causes de refus et vérifications à faire immédiatement

La majorité des incidents sur un virement bancaire SEPA ou international repose sur quelques erreurs récurrentes. En contrôlant systématiquement certains paramètres, vous pouvez résoudre une grande part des situations sans entrer dans un parcours du combattant.
Coordonnées bancaires erronées, compte clôturé ou bénéficiaire inconnu
Un IBAN mal saisi, incomplet ou non valide entraîne presque systématiquement un refus par la banque du bénéficiaire. Un simple chiffre inversé ou une lettre manquante suffit à rendre le virement impossible. De même, un compte clôturé récemment ou un bénéficiaire qui n’existe pas dans le système de la banque provoquera un rejet automatique.
Demandez toujours au bénéficiaire de vous confirmer par écrit son IBAN et le nom exact du titulaire tel qu’enregistré dans sa banque, surtout pour un premier virement. Un copier-coller depuis un relevé bancaire ou un RIB officiel limite considérablement les risques d’erreur. Pour un virement important, effectuez d’abord un virement test de 1 euro pour valider les coordonnées.
Plafonds, contrôle de conformité et blocages liés à la sécurité bancaire
Les banques peuvent refuser un virement si les plafonds journaliers ou mensuels sont dépassés, côté émetteur ou côté bénéficiaire. Certaines banques appliquent des limites strictes sur les virements entrants, notamment pour les comptes récemment ouverts ou les clients avec un profil à risque.
Certaines opérations sont également bloquées par les systèmes de sécurité automatisés en cas de doute sur l’origine ou la destination des fonds. Par exemple, un virement important vers un compte jamais utilisé auparavant peut déclencher une alerte. En cas de suspicion de fraude ou de blanchiment, le virement peut être gelé ou rejeté et signalé à la cellule de conformité, sans que la banque ne puisse toujours vous en informer immédiatement.
| Type de blocage | Origine du refus | Solution |
|---|---|---|
| Plafond dépassé | Banque émettrice ou destinataire | Demander une augmentation temporaire ou fractionner le virement |
| Contrôle de conformité | Système automatisé ou cellule dédiée | Fournir des justificatifs (facture, contrat) à votre banque |
| Détection de fraude | Algorithme de sécurité | Contacter votre conseiller pour validation manuelle |
Virements internationaux, devises et règles spécifiques aux banques étrangères
Un virement vers l’étranger ou en devise autre que l’euro est soumis à des règles supplémentaires, parfois plus strictes. La banque du bénéficiaire peut refuser l’opération si les informations SWIFT/BIC sont incomplètes, si la banque intermédiaire ne parvient pas à router le paiement, ou si le pays est soumis à des restrictions internationales.
Certains pays appliquent des contrôles de change ou exigent des documents complémentaires pour autoriser la réception de virements étrangers. Avant d’initier ce type de virement, vérifiez toujours les conditions auprès de votre banque et demandez au bénéficiaire ses coordonnées exactes pour les virements internationaux, y compris son adresse complète et parfois un numéro d’identification fiscal.
Démarches à suivre après un virement refusé par la banque du bénéficiaire

Une fois le refus constaté, la priorité est de savoir où se trouve l’argent et dans quels délais il sera recrédité. En parallèle, il faut rassurer le bénéficiaire, surtout dans un contexte professionnel ou lors du paiement d’une facture urgente.
Que faire concrètement dès que vous voyez un virement refusé sur votre compte ?
Commencez par vérifier la référence du virement, le montant, la date et le statut exact indiqué sur votre espace en ligne ou votre application bancaire. Prenez une capture d’écran si le message d’erreur affiche un code ou une explication particulière.
Contactez ensuite votre banque pour demander le motif précis du refus, le code de rejet et le délai attendu pour le retour des fonds. Ces informations sont essentielles pour décider de la suite : nouvelle tentative avec des coordonnées corrigées, choix d’un autre moyen de paiement ou report de la transaction.
Une fois ces informations obtenues, informez le bénéficiaire de la situation par écrit (email ou SMS). Expliquez-lui la raison du refus et demandez-lui de vérifier les informations de son côté, notamment si son compte est actif et capable de recevoir des virements. Cette transparence évite les malentendus et facilite la résolution rapide du problème.
Dans quels délais l’argent d’un virement refusé revient-il sur votre compte ?
Pour un virement SEPA classique, le retour des fonds après un refus par la banque du bénéficiaire intervient généralement dans un délai de 2 à 5 jours ouvrés. Le processus peut être plus rapide si le refus est instantané (IBAN invalide détecté immédiatement), ou plus long si le virement a été traité avant d’être rejeté.
Ce délai peut s’allonger en présence de banques intermédiaires, de virements internationaux ou de contrôles de conformité approfondis. Dans certains cas rares, notamment pour des virements hors zone euro, le retour peut prendre jusqu’à 10 jours ouvrés. Si rien n’apparaît après une semaine, sollicitez un suivi écrit auprès de votre conseiller et, si besoin, une trace de la liaison interbancaire.
Comment dialoguer efficacement avec la banque du bénéficiaire via votre interlocuteur ?
En tant qu’émetteur, vous n’avez pas toujours la possibilité de contacter directement la banque du bénéficiaire. C’est souvent votre banque qui sert d’intermédiaire pour obtenir des précisions ou demander une levée de blocage si cela est possible.
Fournissez des informations précises à votre conseiller : date du virement, montant exact, IBAN complet du bénéficiaire, et copie du message de rejet si disponible. Plus votre dossier est documenté, plus l’échange entre les établissements sera efficace. Dans certains cas, votre banque peut demander à la banque du bénéficiaire de lever un blocage si vous prouvez la légitimité de l’opération avec une facture ou un contrat.
Droits, recours et bonnes pratiques pour éviter les virements refusés
Au-delà de la gestion à chaud de l’incident, il est utile de connaître vos droits en matière de virement bancaire, ainsi que les voies de recours en cas de blocage abusif ou d’erreur manifeste. En parallèle, quelques bonnes habitudes permettent de réduire drastiquement le risque de refus futur.
Quels sont vos droits si un virement est refusé sans motif compréhensible ?
La banque a l’obligation de vous communiquer, sur demande, les raisons du refus du virement, sauf cas particulier lié à la lutte contre le blanchiment ou au secret des enquêtes en cours. Si votre banque refuse de vous expliquer le motif du rejet ou tarde excessivement à recréditer les fonds, vous pouvez déposer une réclamation écrite auprès du service client.
En cas de manquement, de délai anormal ou d’erreur de traitement, vous pouvez demander une indemnisation si un préjudice est démontré : frais bancaires supplémentaires, pénalités de retard auprès du bénéficiaire, ou préjudice commercial. Si la réponse ne vous satisfait pas dans un délai de deux mois, un recours au médiateur bancaire est possible, sans frais. Chaque banque dispose d’un médiateur dont les coordonnées sont disponibles sur son site web.
Bonnes pratiques pour sécuriser vos virements et limiter les rejets à l’avenir
Avant chaque virement important, validez systématiquement l’IBAN via une source fiable : RIB officiel, facture du fournisseur ou confirmation écrite du bénéficiaire. Si possible, effectuez un premier virement test de faible montant (1 à 10 euros) pour vérifier que le compte est actif et capable de recevoir des fonds.
Paramétrez des plafonds adaptés à vos usages habituels et activez les notifications SMS ou email pour être alerté en temps réel en cas de problème. Conservez les preuves de vos ordres de virement (captures d’écran, emails de confirmation) pour faciliter les recherches en cas de litige.
Pour les virements à l’international ou les montants significatifs, anticipez les délais et discutez des contraintes avec votre banque avant d’initier l’opération. Avertissez le bénéficiaire des éventuels contrôles ou documents complémentaires qu’il pourrait devoir fournir à sa propre banque. Cette préparation évite les mauvaises surprises et accélère le traitement.
Cas particuliers : saisies, comptes bloqués et situations contentieuses sensibles
Dans certaines situations, la banque du bénéficiaire peut refuser ou bloquer un virement en raison d’une saisie bancaire, d’un compte gelé sur décision de justice ou d’une procédure de surendettement. Ces cas restent minoritaires, mais ils peuvent expliquer des refus répétés sur un même compte sans qu’aucune erreur ne soit constatée de votre côté.
Un compte peut également être temporairement gelé par la banque elle-même en cas de doute sur la capacité du titulaire à gérer ses finances, ou suite à des incidents de paiement répétés. Dans un contexte sensible (pensions alimentaires, indemnités, remboursements de dettes), invitez le bénéficiaire à se rapprocher de sa propre banque ou d’un conseiller juridique pour clarifier la situation.
Si vous êtes régulièrement confronté à des refus vers un même bénéficiaire, envisagez des moyens de paiement alternatifs : chèque de banque, mandat cash ou virement via un service de paiement en ligne. Ces solutions peuvent contourner temporairement le blocage, mais ne règlent pas le problème à la source si le compte du bénéficiaire est définitivement compromis.
Un virement refusé par la banque du bénéficiaire n’est généralement pas une situation grave, mais elle nécessite de réagir rapidement pour identifier la cause et récupérer vos fonds. En vérifiant systématiquement les coordonnées bancaires, en anticipant les contrôles de sécurité et en dialoguant efficacement avec votre banque, vous limitez considérablement les risques de refus. Et si le problème persiste, n’hésitez pas à mobiliser vos droits et à solliciter le médiateur bancaire pour obtenir des réponses claires et, si nécessaire, une indemnisation.
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